//Continues à me faire jouir même si tu es loin de moi
continues à me faire jouir même si tu es loin de moi

Continues à me faire jouir même si tu es loin de moi

Lorsque je reviens à ma table, les quatre filles semblent avoir repris leurs conversations, apparemment, comme si de rien n’était. En tout cas, «Amande» y participe avec plus d’entrain et je peux entendre son rire se mélanger à celui de ses consœurs. Je ne sais pas pourquoi mais… quand je me refais le film de l’heure qui vient de s’écouler… La jeune femme blonde aux yeux bleus très clairs n’est plus tout à fait la même mais pas tout à fait une autre non plus. Peut-être avait-elle besoin de baiser…

Mais dès que je suis dans sa ligne de mire, elle semble s’absenter de la conversation 100 % girl power en cours, et elle me regarde. Nous n’avons pas besoin de mots. Une fois, j’ai lu que les mots en disent long parfois. Je trouve que c’est exactement ça, là.

 

Il me reste encore un peu de Guinness dans mon verre. Elles, elles ont apparemment l’air d’en avoir fini avec leurs cafés, chocolats et autres thés. Elles se lèvent de leurs chaises. Maëva insiste pour régler l’addition.

– C’est même pas la peine de discuter, les cocottes. C’est moi qui régale cette aprèm’ !

Les jeunes femmes remettent leurs sacs-à-main sur leurs épaules et s’en vont. Elles s’en vont dans Paris, en cette belle et douce journée de printemps.

Moi, je m’enfile une dernière gorgée de cette bière brune irlandaise délicieuse. Je fais venir le serveur au nœud papillon de toute à l’heure, et je lui règle mon addition. Une fois que c’est fait, je me lève et je remets mon manteau. Je remets ma sacoche en bandoulière.

Mais, avant de partir, il y a un rituel auquel je ne manque jamais: je vérifie si mon ordinateur portable, mon cahier, mon stylo-plume, mes papiers, la carte professionnelle de guide-conférencier sont bien à l’intérieur.

Et… en plongeant la main dans la plus petite des poches de ma sacoche, je fais une trouvaille… Un petit morceau qui a été visiblement et grossièrement arraché d’une feuille de papier… J’y lis: «Pour que nous puissions faire plus ample connaissance, et pour que tu continues à me faire jouir même si tu es loin de moi… Ton désir nommé «Amande».

Elle m’a laissé son numéro de téléphone et elle a écrit «Amande» et dessiné un petit cœur.

Je ne sais pas pourquoi mais je serre le petit bout de papier contre moi, et je souris. Je dois avoir l’air idiot devant le petit morceau de papier, mais je m’en fiche royalement.

Ce n’était peut-être pas qu’un moment «pas très raisonnable» finalement…

«Amande»: quand tu me tiens… Et moi, je t’ai dans la peau.

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