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N’est pas dominant qui veut – Elle s’appelait Natasha – fin

N’est pas dominant qui veut – Elle s’appelait Natasha – fin

Après notre première entrevue, elle m’avait donné un feedback par mail relativement négatif, son Maître et compagnon n’ayant pas beaucoup apprécié notre complicité spontanée. Pour en faire le débriefing, je leur avais donné rdv dans un bar bien connu à l’époque: la galerie d’enfer. Le rez-de-chaussée était un restaurant décoré un peu en style fantastique et gore, avec quelques toiles d’araignées, une momie, un cercueil et autres babioles et au 1er étage accessible par un petit escalier en bois, la décoration s’affinait avec de beaux tableaux, quelques photos de scènes BDSM, le gars derrière le bar bien tatoué et la musique plutôt métal. Atmosphère que j’aimais. Chaque table du bar était éclairée par une bougie collée à même le bois, la cire dégoulinante sur la table. Les clients venaient de tous horizons, depuis le métalleux du coin à la pétasse BCBG avec son mari en costume cravate venant s’émoustiller en laissant paraître le porte-jarretelles de madame.

Je les attendais assis à une table au 1er étage, face à l’escalier, ils ne pouvaient pas me rater. Je les ai vu monter, comme d’habitude elle était radieuse et lui prenait une attitude faussement détachée et hautaine. Nous avons pris le temps de reparler de notre premier rdv, j’ai bien insisté plusieurs fois sur le fait qu’il ne faut se lancer dans ce genre de scénario que si on le sent, si la complicité est suffisante et si le couple est solide, les lendemains pouvant sinon parfois être très difficiles dans le regard de l’autre. Il semblait avoir compris, il voulait poursuivre l’apprentissage de la domination. Elle était aux anges, tellement ravie de cette première nuit et si décidée à aller plus loin qu’on peut évidemment comprendre qu’il ne pouvait faire autrement sans risquer de la perdre. Elle était surexcitée, l’ambiance lui plaisait, elle avait de nouveau son petit chemisier blanc, une jupe écossaise assez courte qui laissait paraître ses longues jambes très blanches montées sur de hauts escarpins encore plus interminables. Ses yeux, ses paroles, son comportement, tout était une incitation à la débauche. Son sourire laissait apparaître de grandes dents blanches et les questions posées allaient toutes dans le même sens: quand vais-je passer à la casserole?

Clairement lui n’était pas très chaud pour remettre ça tout de suite mais elle était tellement sure d’elle, tellement débordante d’énergie que ce fut plus fort que moi. Je leur ai signalé qu’au 2ème étage il y avait encore une autre pièce, un donjon, avec quelques chaînes au mur, une table de gynéco, une cage et autres instruments. J’ai proposé d’y aller faire un tour. Elle a dit oui tout de suite, il a dit non évidemment. Je leur ai donné un ultimatum: j’en avais marre d’une si grande différence entre eux, je leur ai clairement dit que moi je montais et que je les attendais en haut. Qu’ils en discutent entre eux et soit ils venaient et on continuait l’apprentissage soit ils se cassaient et on ne se voyait plus.

J’ai attendu 5 min, j’étais persuadé que c’était en pure perte de temps puis j’ai vu notre chère tête blonde apparaître dans l’escalier et son toutou l’accompagner. Elle était tremblante d’envie, il était gris. Elle m’a dit être prête à exécuter mes ordres. Je lui ai demandé de se déshabiller. Il faisait sombre, l’endroit étant éclairé par un néon fluo couleur bleu nuit et quelques lueurs venaient de l’escalier. Sa peau blanche réfléchissait cette lumière tamisée. Plusieurs clients du bar avaient suivi la scène et doucement montaient à leur tour. Voulant simplement assister à notre jeu, ils s’étaient tapis dans l’ombre des recoins de la pièce, parfois sur une chaise, parfois debout contre le mur, en appui sur une poutre du toit. Il y en avait un qui avait apporté une petite lampe de poche au faisceau très droit et pendant toute la scène, s’est amusé à balader le trait lumineux sur le corps de la belle, imaginant sans doute que c’étaient ses doigts. Je l’avais attachée aux chaînes contre le mur, elle avait les bras en croix vers le haut et le genou gauche attaché à hauteur de la taille.

Elle tenait debout en appui sur sa jambe droite et la position ne semblait pas la déranger. Elle avait gardé son string mais cette position mettant en évidence son mont de vénus et on pouvait entrevoir sous le tissu ses lèvres gonflées de désir et son clitoris en érection. Elle était visiblement épilée et ses petits seins très affolés de la torture que j’infligeais à ses mamelons. Elle gémissait doucement mais jamais elle n’aurait utilisé le mot de secours que je lui avais proposé, je le savais, elle irait aussi loin que je le souhaitais. Un couple est venu s’asseoir dans un vieux divan face à elle. Ils avaient apporté une bouteille de champagne qu’ils sirotaient tous les deux lascivement. La dame caressait l’entrejambe de son compagnon qui de toute évidence appréciait autant par la main dextre de sa complice que par le spectacle de cette grande soumise blanche aux cheveux longs et blonds ainsi offerte qu’il avait devant lui. Ils nous proposèrent un verre, je bus le mien et versai le sien sur son corps attaché. La réaction fut immédiate, elle émit un gémissement de froid, frissonna et ô magie du moment se transforma en luciole éclairant toute la pièce. Le champagne sur sa peau blanche avec cette lumière fluo donnait le plus bel effet, j’en fus surpris moi même. L’homme dans le canapé ne semblait pas vouloir se satisfaire de la main de sa tendre, il voulait toucher la belle. Je lui ai plutôt proposé de permettre à sa dame de venir lècher le champagne sur le corps de la soumise, ce qu’elle s’empressa de faire, sans en oublier le moindre recoin.

Du coup la jambe droite commençait à défaillir, le genou tremblait, les muscles se tétanisaient. Pour lui redonner un peu de courage, j’ai opté pour la cravache qui trainait là négligemment. Elle en a pris quelques coups sur la fesse gauche en l’air, et comme par enchantement, ça lui a redonné l’envie de rester debout. Elle me regardait fixement, elle en voulait encore, la cravache ne la faisait même pas gémir et pourtant les coups étaient de plus en plus forts. Au contraire, je voyais ses pupilles se dilater, elle entrait en transe. Son « Maître » finit quand même par sortir de l’ombre, il était vexé, agacé, tellement à côté de tout ce qui se passait. Il prit sa ceinture et commença aussi à la battre mais clairement avec colère, sans aucune subtilité ni souci du jeu. Il se vengeait. J’ai directement mis le haut là. Je l’ai détachée et installée sur la table gynéco pour qu’elle reprenne ses esprits. J’en ai profité pour dire à l’autre idiot de se calmer un peu, ce qu’il a fait. Le spectacle semblant terminé, les personnes présentes ayant apparemment apprécié la scène applaudirent. Celui avec la lampe voulut approcher de la belle, mis sa main sur son épaule et voulut lui caresser un sein. Elle ne disait rien, se laissait faire mais j’intervins, il devait dégager, c’était assez pour ce soir là.

Elle a retrouvé ses vêtements, nous sommes descendus, elle était sur les nerfs, complètement hystérique, elle en voulait encore, elle était devenue incontrôlable. Elle me faisait mourir de rire tellement elle était décalée, il était tard déjà, le bar était presque vide, elle passait d’une table à l’autre à 4 pattes, le cul à l’air. Le barman était sidéré, il n’avait jamais vu une nana s’enfiler 6 cocktails d’enfer composé de vodka, tabasco, citron et autres trucs bien alcoolisés dont il avait le secret. Il prétendait qu’au 3ème tout le monde était sur le cul. Elle en avait bu 6, elle prenait les coups de cravache que lui donnait le barman quand elle voulait passer derrière le bar. Son maquillage coulait, elle avait un look proche de Nina Hagen, elle voulait revenir là pour travailler, elle suppliait le barman de l’engager même gratuitement pour faire le show dans le bar. Nous avons beaucoup ri, elle m’excitait terriblement. Ce mélange d’ange déchu, d’intello dépravé et de pute soumise était un cocktail inimaginable. L’autre était assis à une table, il voulait rentrer. Je me doutais que leur histoire n’allait plus durer longtemps, le fossé étant tellement énorme entre eux. Elle a continué son parcours dans le BDSM qu’elle ne connaissait pas….j’ai eu régulièrement de ses nouvelles.

Elle m’a invité un jour chez elle, un endroit aussi barré qu’elle, fait de longues tentures en velours rouge aux fenêtres et au travers des portes intérieurs, il y avait des nounours bondagés sur les canapés, des livres de philo partout, elle était en robe de chambre léopard, nue en dessous. Elle avait quitté son mec quelques jours après notre dernière rencontre, celui-ci ayant trouvé normal de la battre en rentrant dans leur appartement. Elle m’a supplié de la prendre comme soumise, elle m’a fait peur, trop impliquée dans ce qu’elle vivait. Mon intuition me disait qu’elle avait replongé dans certaines substances trop dangereuses à gérer pour moi. C’était pourtant un personnage fascinant, qui avait fait une thèse de philosophie sur les jeunes écrivains suicidaires russes. Elle aimait la littérature russe, ayant elle même des origines nordiques. Je la sentais en détresse quelque part au fond d’elle même. Elle a insisté pour que je la prenne sous mon aile. Elle m’a ouvert le pantalon, m’a sucé longuement, elle voulait que je la prenne, qu’elle m’appartienne. J’ai refusé. Je suis parti.

Elle m’a rappelé un jour, elle était en France. Sa voix était faible, elle était malade. Elle m’a avoué avoir un cancer du pancréas et ne plus en avoir que pour quelques jours à vivre. Elle s’appelait Natasha.

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