N’est pas dominant qui veut

N’est pas dominant qui veut

Paul, 52 ans, Bruxelles.

Un couple m’avait donné rendez-vous dans un café, et finalement lui seul était venu. Ils cherchaient un dominant capable de les conseiller dans le BDSM qu’ils ne connaissaient guère mais qu’elle, surtout, voulait découvrir. Il m’avait dit qu’ils étaient très complices, qu’ils se connaissaient depuis longtemps. Entre hommes, nous avions donc planté le décor. Il devait l’amener au bout d’un chemin de terre, lui bander les yeux et attendre que je les rejoigne. Le soir venu, comme convenu, ils étaient là dans leur voiture, en pleine campagne. Elle portait une jupe courte, un chemisier blanc un peu ouvert, elle était blonde aux cheveux longs, une plastique digne du dernier playboy.

Etant d’un caractère joueur et aimant la mise en scène, je m’étais approché d’eux en m’inventant un personnage de bossu avec une voix criarde d’un vieux lubrique. Cette voix, au creux de son oreille, par la fenêtre ouverte de la voiture, lui disant:  » Booooon swoirrr » la fit sursauter.

Je leur expliquai que mon Maître les attendait dans son château et je les invitais à me suivre. Elle semblait apeurée, complètement à l’affut du moindre bruit mais déterminée. Ils sont arrivés chez moi, un grand feu brulait dans la cheminée, il faisait une chaleur torride, je l’avais obligé à s’asseoir sur un petit tabouret de bois à côté du feu, alors que son maître/compagnon était dans un fauteuil. J’avais installé un trône à l’autre bout de la pièce. Prenant ma voix de serviteur bossu, je lui ai servi du champagne…pas à elle bien sûr, elle n’était rien. Nous avons discuté un peu, toujours avec ma voix niaiseuse. Elle s’impatientait clairement, ne tenait plus sur sa chaise et semblait mourir de chaud. Son Maître a finalement daigné lui apporter sa coupe de champagne aux lèvres, elle a bu avidement d’un trait tout son contenu.

Elle voulait parler, poser des questions, elle était effrontée, intelligente, et subtilement provocatrice. Il était réservé, maladroit, peu sûr de lui et le rôle de Maître ne collait pas trop avec le personnage, mais bon, j’étais là pour lui donner des conseils Le décor étant planté, les invités abreuvés et installés, il était temps de faire place au Maître de la maison. Le serviteur bossu prévint donc ses hôtes que son Maître allait arriver et disparut derrière une porte. Quelques minutes plus tard, j’apparus en cape, avec un masque vénitien, une cane et un pantalon de cuir noir. Je m’installai sur le trône et regardai mes jouets avec amusement.

Bizarrement, l’homme du couple semblait impressionné alors qu’il était sensé mener la danse avec moi Je lui demandai d’enlever le bandeau de sa soumise. Elle était là, ses yeux de poupée d’un grand bleu ciel, grands ouverts, assise sur son tabouret genoux écartés, le chemisier de plus en plus ouvert et par contre elle, pas paniquée du tout. Elle m’a demandé si elle pouvait me poser des questions, elle voulait connaître mon univers. Elle avait pris toute la place dans la pièce, par son aura, sa classe, sa voix aussi. Elle est cultivée, très cultivée, un peu artiste, un peu philosophe,….mais très décalée. J’adorais Lui n’existait plus, il avait beau gesticuler, tenter de prendre la parole, tenter de faire de l’humour, nous étions dans une sphère dont il était absent. Je lui ai demandé d’ouvrir la chemise de sa soumise, il s’est exécuté, elle était seins nus, des petits seins très frais sur une peau d’une blancheur presque diaphane.

C’est amusant, elle aimait se trouver le torse nu devant moi, il était passablement agacé de jouer l’exécutant. J’ai précisé à la belle qu’une soumise digne de ce nom se devait de toujours être en position d’offrande, et sans hésiter, elle a écarté un peu plus les genoux, dévoilant un sexe épilé, ouvert, la culotte ayant été oubliée dans la voiture comme elle me l’a précisé. Je voyais cet homme un peu désemparé, tellement loin de notre univers, que j’ai voulu l’intégrer au jeu. J’ai ordonné à la belle d’honorer son Maître et de le sucer devant moi. Elle s’était déjà mise à genoux devant lui, tentant de lui ouvrir le pantalon quand il la repoussa, il ne voulait pas faire ça !

Je soupirai dans mon masque, c’est difficile d’être dans une pièce de théâtre quand un acteur ne veut pas jouer son rôle. Nous avons passé une bonne partie de la nuit, moi sur mon trône, elle nue sur le canapé et lui tentant de se donner une contenance qu’il n’avait pas. Elle était superbe, il était hors contexte. Comme je l’avais soupçonné, ils ne se connaissaient pas depuis longtemps et c’était elle qui voulait jouer ce jeu et lui, trop accro à sa splendeur n’avait pu refuser le jeu. Nous nous sommes revu quelques temps plus tard….mais c’est une autre histoire

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