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Le craquement du bois dans la cheminée me fit sursauter. Encore endormie, je regardais autour de moi pour me souvenir de l’endroit où je me trouvais. Décor et mobilier montagnard, de grands rideaux occultant aux fenêtres, un lit douillet et moi nue sous l’énorme édredon de plumes. Après quelques minutes, je me souvins que je passais quelques jours dans le chalet d’une amie à la montagne. Un endroit calme, charmant et très enneigé à la vue de la couche blanche qui recouvrait tout le paysage. Enroulée dans un grand plaid, je descendis en cuisine prendre une tasse de thé. Assise devant la cheminée qui crépitait je regardais dehors, tout était si paisible. Après une bonne douche, j’enfilais des vêtements chauds et partit faire un grande balade. Le soleil était haut, je sentais sa chaleur sur mon visage et arrivant vers un petit lac je m’arrêtais pour admirer le scintillement que provoquaient les rayons sur l’eau. C’était magnifique. Un énorme bruit me ramena à la réalité : un arbre venait de tomber non loin de moi et j’aperçus un homme, hache à la main, en train d’en ôter les branches. Sans même me regarder, il me jeta d’un air arrogant :
- Il faut faire attention ici, on ne se balade pas n’importe où ! Je m’approchais pour le remettre à sa place. A mon arrivée, il me tournait le dos et je constatais qu’il était bien charpenté. De grande taille, musclé, un visage dur, des yeux bleus et sa barbe naissante lui donnait un air ténébreux.
- Peut-être auriez vous dû bloquer le périmètre ! Lâchais-je sur le même ton Il se retourna et instinctivement je reculais, son regard était si dur. Comme il ne répondit pas, je décidais de rentrer, cet homme était odieux. Une fois au chalet, j’étais sur les nerfs et il faisait une chaleur étouffante : j’aurais dû éviter de charger le foyer de la sorte. J’ôtais mes vêtements, pris un grand verre de vin puis deux et peut-être même trois et m’enroula dans le plaid posé sur le canapé.... Une caresse, des baisers, une langue humide qui se promenait sur mon corps, des mains fermes et décidées, mes tétons raidis par le plaisir et cette chaleur à l’entrejambe. Je m’entendais gémir doucement, je percevais des bruits, des odeurs mais j’étais paralysée par ce désir et incroyablement soumise et offerte. Un rêve ? La réalité ? Aucune idée mais hors de question d’ouvrir les yeux pour me retrouver seule. Au contraire, je m’abandonnais aux délices du moment, je me laissais transporter par cette ivresse. Cette langue était si gourmande sur mon intimité, de longs doigts me possédaient lentement. Ma respiration s’accéléra quand un corps chaud et puissant se cala contre le mien. Sa bouche avide et forte écrasait la mienne et ces doigts me poussaient inexorablement vers l’orgasme. Et puis ce fût le grand vertige, l’abandon total.
Nos deux corps s’étaient soudés l’un à l’autre. Nous avions la même envie, le même besoin. Mes mains empoignèrent ce corps solide et son sexe énorme et chaud prit possession de moi. Je serrais mes jambes autour de sa taille et l’invitais à me prendre avec plus de force. Il râla dans mon cou quand mes ongles se plantèrent dans son dos. Son va et vient devint puissant et je sentais sa queue se gonfler à mesure. Comment un rêve pouvait il être aussi renversant et mettre ainsi mon corps entier dans un tel émoi ! Il releva mes et se retira. Je pouvais sentir son gland caresser mon clitoris, se promener à l’entrée de mon vagin, me pénétrer à nouveau et ressortir pour recommencer cet atroce manège. Je me cambrais vers lui et m’entendis le supplier de me prendre. Il s’exécuta mais avec une dureté terrible, ses assauts étaient dénués de tout sentiment il voulait simplement me baiser. Ses coups de rein en étaient presque douloureux, ses boules claquaient contre mes fesses et mes jambes relevées me faisaient mal comme écrasées par son corps. Il râla très fort et finit par jouir. Il fut secoué de saccades et son liquide s’écoula en moi. Un long jet se répandit entre mes cuisses et il se calma au bout de quelques minutes. Il se retira en m’embrassant et le silences s'installa à nouveau. Le noir se referma sur moi et mon corps endolori. Lorsque j’ouvris les yeux il faisait presque nuit. J’étais nue et mon corps tout entier me faisait mal. Un verre était renversé au sol avec une bouteille vide à côté. Etais-je soule ? J’haletais, le haut de mes cuisses était trempé, même ma bouche était douloureuse. L’esprit embrumé, roulée dans mon plaid, je sortis au frais. Là, dans la neige, je découvris de grandes traces de pas. Elles venaient vers mon chalet pour repartir en direction de la forêt. J’étais sous le choc, tétanisée par mes souvenirs : quelqu’un était venu !
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